Nous partons avec pas mal de retard jeudi matin… Muzika a oublié de nous dire que le départ avait été finalement fixé à 9h et non à 8h, et puis le mongol qui nous accompagne pour cette rando à cheval estime que nos baluchons sont trop lourds et décide donc d’emmener un cheval supplémentaire qui servira de «mule»… nous ne partons donc en fin de compte que vers 11h!! Bon on a juste l’impression d’avoir perdu notre matinée à attendre, c’est légèrement agaçant, mais ça fait partie des aléas et on a l’habitude.
Nous nous mettons en selle et découvrons nos chevaux qui s’avèrent être doux et très dociles, on est à l’aise, parfait. On commence par traverser la grande prairie qui nous sépare de la forêt que nous traversons ensuite pour arriver aux pieds des montagnes. Ça commence à grimper, les paysages sont de plus en plus incroyables, c’est franchement le clou du voyage!
On atteint le sommet d’où la vue est juste démente. On fait une pause (ça commence à être rude pour les fesses) et on repart. La balade est bien agréable… on trotte sans soucis, c’est le pied!
On s’arrête enfin au bord de la rivière de la vallée voisine après quasiment 4h de trajet. Dur dur on est crevés et on a mal partout, mais on est bien contents d’être là et de pouvoir enfin déjeuner.
On tente de pêcher, mais le mongol qui nous accompagne ne sait pas se servir d’une canne à pêche. Problème, nous non plus. On se retrouve donc dans une situation assez délicate puisqu’on comptait sur lui pour nous apprendre. On tente de se débrouiller, mais rien à faire, on n’arrive à rien.
Vers 16h on lève le camp et on part trouver un coin plus douillet (sans pierres) pour monter les tentes pour la nuit. On dégote un endroit plutôt sympa quoiqu’un peu loin de la rivière, mais au moins il y a de l’herbe et tout ce qu’il faut pour faire un feu de bois. On installe le campement, on allume le feu…
… et on tente à nouveau une session de pêche… qui s’avère malheureusement encore infructueuse. Pour le dîner on avait imaginé griller le poisson et l’accompagner de riz, mais du coup on se rabat sur les nouilles instantanées. Grosse déception.
On reste auprès du feu jusqu’à la tombée de la nuit… et on se couche.
Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille… sous la pluie! Aïe ça complique pas mal les choses, mais finalement on s’en sort pas trop mal. On réussit à préparer un café et à faire griller nos tartines auprès du feu (qu’on parvient à rallumer sans problèmes), on replit les tentes en 2mn chrono (tant pis on les range trempées) et nous voilà à nouveau sur nos canassons, back to the yourte!
Un peu moins de 4h de trajet encore aujourd’hui. Nous faisons halte en chemin chez notre accompagnateur qui nous offre le thé et nous fait goûter sa vodka mongole qu’il distille lui-même. Nous arrivons dans notre famille nomade pour l’heure du déjeuner. Des touristes russes ont pêché une flopée de poissons hier et nous en ont laissés. Cool ça rattrape notre échec de la veille (d’ailleurs en passant on apprend qu’il suffisait de soulever une partie du mécanisme de la canne à pêche pour réussir à lancer le fil assez loin, easy… bon la prochaine fois on sera meilleurs!). On les fait griller dans de l’alu sur le feu et on les déguste avec une bonne purée maison, une salade de choux et du riz. Excellent, ça fait du bien!
Aprem repos sous la yourte, thé et beignets pour le goûter, lessive dans la rivière…
Après le dîner un tournoi de volley est organisé, un des groupes hébergés au campement a apporté un filet.
On termine la journée dans la yourte principale de la famille, on chante des chansons autour du traditionnel airak, de la vodka mongole puis de la vodka russe. Ambiance! On termine dehors en «boite de nuit improvisée», les chauffeurs ont rassemblé les voitures dirigées en un centre qu’ils éclairent avec leurs phares, musique à fond, c’est parti pour le dancefloor des steppes!
Le lendemain matin on se lève tranquillement et on quitte notre yourte en fin de matinée pour le festival du yak qui a lieu non loin de là.
On arrive un peu trop tôt (comme d’hab, gros problèmes d’organisation avec Muzika), rien n’est encore vraiment installé. On a l’impression d’être à la kermesse du village ou dans un attrape-touristes, mais finalement avec un peu de patience les choses prennent forme et on finit par assister à une course de yaks, un concours de lancer de lasso, et un concours de rodéo.

Pas mal, on a bien fait d’attendre un peu.
On prend ensuite la route en début d’après-midi.
On nous avait parlé de 2h de route mais nous mettrons finalement 5h. Décidément les problèmes de communication avec notre guide commencent à nous chauffer les oreilles… On arrive à l’ancienne capitale de la Mongolie sous l’Empire de Genggis Khan: Kharakhorin. Installation au campement touristique Munkh Tenger, le meilleur du séjour, sans contestes.
Le 24 au matin nous visitons le monastère de Erdene Zuu.
Suite à la période communiste, il ne reste que trois temples dans le vaste enclos, il y en avait entre 60 à 100 à l’origine. On aime, ça change de ce qu’on a vu jusqu’à présent.
Nous flânons ensuite un peu dans les boutiques de souvenirs et prenons la route en direction d’Oulan Bator vers midi. Nous retrouvons notre petite guesthouse en fin de journée et sortons dîner ensuite en ville. On s’enfile d’énormes pizzas au resto Broadway… on en rêvait depuis quelques jours déjà, c’est l’euphorie, on retrouve enfin excitation des papilles! Martini, bières, garlic bread, tomates mozza… on se fait vraiment plaisir!
Le lendemain on prend notre temps, on prépare notre prochaine aventure: le voyage en transmongolien pour le lac Baïkal. Nous allons passer 10 jours en Russie, la dernière étape de notre Tour du Monde.
En fin de journée on va voir le spectacle de danses et chants folkloriques qu’on n’avait pas réussi à voir au début de notre séjour. Chant Khoomii (ou chant diphonique: technique vocale permettant à une personne de produire plusieurs notes simultanément), orchestre symphonique, danseurs, contorsionniste, joueurs de Morin Khur (viele à tête de cheval)… On ne s’attendait pas à une prestation aussi professionnelle, c’est la bonne surprise. Bon Jul a raison, on a parfois l’impression d’assister au plus grand cabaret du Monde de Patrick Sébastien, mais franchement en live c’est pas mal.
On se fait ensuite déposer à la gare et on monte à bord de notre train, les bras chargés de victuailles pour les 36h de trajet qui nous attendent. Départ direction Irkutsk à 21h10 pétantes.
Album Photo PAR ICI.















































