Arrivés à Irkutsk mercredi 27 matin, on s’installe directement dans une guesthouse bien cosy où on se sent un peu comme à la maison. On visite la ville l’après-midi… on voit quelques églises orthodoxes, la place principale, les rues du centre-ville et le marché.
Les russes sont étonnants. On a l’impression qu’ils sont restés bloqués dans les années 80. Looks dans la rue, déco des intérieurs, affichages, voitures… Ils se ressemblent tous beaucoup, on croise des stéréotypes partout (vraiment l’image du russe qu’on se fait avec ce regard inquiétant pas fun et cette coupe stricte et plaquée carrément ringarde aujourd’hui).
Et puis il y a ici à Irkutsk un mix d’architectures assez étonnant qui nous intrigue… On croise un peu partout entre deux buildings récents des maisons traditionnelles en bois tellement vieillissantes qu’elles donnent l’impression de pouvoir s’écrouler à tout moment…
Au niveau de la compréhension ce n’est vraiment pas évident, on ne reconnaît absolument rien, et impossible de trouver des repères. On se débrouille comme on peut et on s’en sort pas trop mal. Pour les commandes au resto c’est toujours un peu la roulette, on ne sait pas vraiment ce qu’on choisit, et même s’il y a des photos on ne sait jamais trop s’il s’agit de poulet, de bœuf, de porc… bref c’est dur. On est un peu perdus, mais c’est dépaysant.
Jeudi matin on avale un ptit dej et on prend un tram pour la gare routière.
De là on monte à bord d’un minibus qui nous conduit en une heure de temps à la ville de Listvyanka où nous nous retrouvons enfin au bord du mythique lac Baïkal, l’un des plus vastes lacs au monde. Il se place exactement d’ailleurs au septième rang pour sa surface (31 500 km2) et au deuxième pour le volume des eaux (23 000 km3), qui est égal à celui de la mer Baltique. Le lac, qui s’étend, du sud-ouest au nord-est, sur 634 km de longueur, avec une largeur moyenne de 48 km, occupe la dépression la plus profonde de la surface du globe. La profondeur maximale est de 1 741 m et, comme la surface s’établit à 454 m, le fond s’abaisse à 1 288 m au-dessous du niveau moyen des mers.
Il fait beau aujourd’hui, le vert des forêts contraste avec le pantome de bleus du lac et du ciel, l’air est frais et vivifiant, on respire!
On se balade le long de la côte, on flâne dans les marchés…
Tout est construit en bois c’est assez chouette, l’atmosphère est bien agréable.
On s’achète un omoul fumé encore tiède (il s’agit d’une sorte de truite que l’on ne trouve qu’ici dans le Baïkal, c’est la grande spécialité de la région) que l’on déguste installés sur la plage de galets face au lac. On attrape sa chair avec nos doigts après avoir retiré sa peau craquante… elle est tendre et a un goût complètement incroyable, c’est un pur délice. On aurait même envie de dire que c’est le meilleur poisson qu’on ait jamais mangé! Bon par contre l’odeur de fumé qui reste sur les doigts est tenace, on la gardera quasiment jusqu’au lendemain même après plusieurs lavages! Mais ça reste proche de l’odeur du feu de bois, on a connu pire…
En début d’après-midi on prend un hydrofoil (bateau rapide) pour le petit village isolé de Bolshie Kotty (uniquement accessible par le lac, il n’y a pas de route). Après 25mn de navigation on arrive donc dans ce petit coin aux airs de bout du Monde…
… on se balade, on se pose sur la plage, on trempe nos pieds dans le lac (l’eau doit frôler les 5°C) et on reprend le bateau en fin de journée directement pour Irkutsk. On arrive à la guesthouse pour le dîner.
Vendredi 29 matin c’est grâce mat’, on profite d’avoir un vrai lit puisqu’on reprend le transsibérien ce soir (3 jours ½ de trajet pour Moscou) et qu’on ne sait pas trop à quel confort s’attendre. On a cette fois-ci réservé 2 couchettes en 3e classe et non en 2nd (budget oblige). On prépare dans l’après-midi nos affaires (et entre autres les provisions – 7 repas à assurer et 3 ptit dej).
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