Archives de la catégorie ‘Mongolie’

BILAN MONGOLIE

Publié le 05 mar 2012 — par Noé & Jul
Catégories Carnet de route, Mongolie
En chiffres: 

17 jours de traversée du pays

2100 km parcourus

4 nuits en guesthouse, 3 nuits en camp touristique, 1 nuit en bivouac et 9 nuits sous la yourte chez l’habitant

3 taxis, un 4×4 japonais, 3 chevaux, 1 chameau

En vrac:
On l’attendait depuis longtemps ce séjour en Mongolie, eh bien on a pas été déçus! Riche en rebondissements, l’aventure aura été totale. Le bilan en 2 mots: une expérience intense mais génial.

Des paysages émouvants de beauté, des nomades au grand coeur, une vie hors temps hors normes, de belles découvertes et beaucoup d’émerveillement… mais aussi des galères, des prises de tête, une fatigue intense liée à la chaleur et aux longues heures de route chaotique et des problèmes digestifs. Bon, on ne s’attendait pas à ce que ce soit de tout repos, et puis nous touchions à la fin de notre année de voyage, la lassitude et l’affaiblissement physique commençait à se faire ressentir.

Mais nous sommes vraiment contents d’avoir pu vivre cette immersion dans la culture et le mode de vie unique de ce pays et d’avoir eu le plaisir de partager ça avec Erwan!

On ne saurait trop vous recommander de vous lancer vous aussi pour un périple mongol, en partant bien équipés et en forme, et en prévoyant éventuellement une petite semaine de récup’ ensuite aux Seychelles ou aux Bahamas!!
Coups de cœur:

- L’accueil de notre première famille nomade, authenticité et générosité étaient au rdv

- La magie des couchers de soleil

- Notre escapade de 2 jours à cheval dans la vallée d’Orkhon

- Le cadre verdoyant de notre dernier campement au bord de la rivière

- Les buuz préparés avec nos petites mains sous la yourte

- Les falaises de Tsagaan Suvarga

- Ces nombreux tableaux aux formes et couleurs sublimes qui ont défilé devant nos yeux pendant 2 semaines

Coups de gueule:

- Le cauchemar de l’alimentation, vraiment pas terrible, et les problèmes intestinaux qui y sont liés

- L’organisation de notre tour, pas toujours au top

- Le manque d’authenticité dans ces familles de nomades qui hébergent les touristes sans rien partager de leur quotidien, ni même un mot d’accueil parfois

Regrets:

- Ne pas avoir pu profiter des connaissances d’un vrai guide -> très important pourtant! On conseille donc de bien vérifier avant de partir… dans notre cas il s’agissait plus d’une interprète-accompagnatrice que d’une guide.

- Ne pas avoir réussi à pêcher un poisson!

- Ne pas avoir eu une semaine de plus pour pouvoir partir à la découverte de la région des lacs

Fin de l’aventure mongole

Publié le 04 fév 2012 — par Noé & Jul
Catégories Carnet de route, Mongolie

Nous partons avec pas mal de retard jeudi matin… Muzika a oublié de nous dire que le départ avait été finalement fixé à 9h et non à 8h, et puis le mongol qui nous accompagne pour cette rando à cheval estime que nos baluchons sont trop lourds et décide donc d’emmener un cheval supplémentaire qui servira de «mule»… nous ne partons donc en fin de compte que vers 11h!! Bon on a juste l’impression d’avoir perdu notre matinée à attendre, c’est légèrement agaçant, mais ça fait partie des aléas et on a l’habitude.

Nous nous mettons en selle et découvrons nos chevaux qui s’avèrent être doux et très dociles, on est à l’aise, parfait. On commence par traverser la grande prairie qui nous sépare de la forêt que nous traversons ensuite pour arriver aux pieds des montagnes. Ça commence à grimper, les paysages sont de plus en plus incroyables, c’est franchement le clou du voyage!

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On atteint le sommet d’où la vue est juste démente. On fait une pause (ça commence à être rude pour les fesses) et on repart. La balade est bien agréable… on trotte sans soucis, c’est le pied!

On s’arrête enfin au bord de la rivière de la vallée voisine après quasiment 4h de trajet. Dur dur on est crevés et on a mal partout, mais on est bien contents d’être là et de pouvoir enfin déjeuner.

On tente de pêcher, mais le mongol qui nous accompagne ne sait pas se servir d’une canne à pêche. Problème, nous non plus. On se retrouve donc dans une situation assez délicate puisqu’on comptait sur lui pour nous apprendre. On tente de se débrouiller, mais rien à faire, on n’arrive à rien.

Vers 16h on lève le camp et on part trouver un coin plus douillet (sans pierres) pour monter les tentes pour la nuit. On dégote un endroit plutôt sympa quoiqu’un peu loin de la rivière, mais au moins il y a de l’herbe et tout ce qu’il faut pour faire un feu de bois. On installe le campement, on allume le feu…

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… et on tente à nouveau une session de pêche… qui s’avère malheureusement encore infructueuse. Pour le dîner on avait imaginé griller le poisson et l’accompagner de riz, mais du coup on se rabat sur les nouilles instantanées. Grosse déception.

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On reste auprès du feu jusqu’à la tombée de la nuit… et on se couche.

Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille… sous la pluie! Aïe ça complique pas mal les choses, mais finalement on s’en sort pas trop mal. On réussit à préparer un café et à faire griller nos tartines auprès du feu (qu’on parvient à rallumer sans problèmes), on replit les tentes en 2mn chrono (tant pis on les range trempées) et nous voilà à nouveau sur nos canassons, back to the yourte!

Un peu moins de 4h de trajet encore aujourd’hui. Nous faisons halte en chemin chez notre accompagnateur qui nous offre le thé et nous fait goûter sa vodka mongole qu’il distille lui-même. Nous arrivons dans notre famille nomade pour l’heure du déjeuner. Des touristes russes ont pêché une flopée de poissons hier et nous en ont laissés. Cool ça rattrape notre échec de la veille (d’ailleurs en passant on apprend qu’il suffisait de soulever une partie du mécanisme de la canne à pêche pour réussir à lancer le fil assez loin, easy… bon la prochaine fois on sera meilleurs!). On les fait griller dans de l’alu sur le feu et on les déguste avec une bonne purée maison, une salade de choux et du riz. Excellent, ça fait du bien!

Aprem repos sous la yourte, thé et beignets pour le goûter, lessive dans la rivière…

Après le dîner un tournoi de volley est organisé, un des groupes hébergés au campement a apporté un filet.

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On termine la journée dans la yourte principale de la famille, on chante des chansons autour du traditionnel airak, de la vodka mongole puis de la vodka russe. Ambiance! On termine dehors en «boite de nuit improvisée», les chauffeurs ont rassemblé les voitures dirigées en un centre qu’ils éclairent avec leurs phares, musique à fond, c’est parti pour le dancefloor des steppes!

Le lendemain matin on se lève tranquillement et on quitte notre yourte en fin de matinée pour le festival du yak qui a lieu non loin de là.

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On arrive un peu trop tôt (comme d’hab, gros problèmes d’organisation avec Muzika), rien n’est encore vraiment installé. On a l’impression d’être à la kermesse du village ou dans un attrape-touristes, mais finalement avec un peu de patience les choses prennent forme et on finit par assister à une course de yaks, un concours de lancer de lasso, et un concours de rodéo.

Pas mal, on a bien fait d’attendre un peu.

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On prend ensuite la route en début d’après-midi.

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On nous avait parlé de 2h de route mais nous mettrons finalement 5h. Décidément les problèmes de communication avec notre guide commencent à nous chauffer les oreilles… On arrive à l’ancienne capitale de la Mongolie sous l’Empire de Genggis Khan: Kharakhorin. Installation au campement touristique Munkh Tenger, le meilleur du séjour, sans contestes.

Le 24 au matin nous visitons le monastère de Erdene Zuu.

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Suite à la période communiste, il ne reste que trois temples dans le vaste enclos, il y en avait entre 60 à 100 à l’origine. On aime, ça change de ce qu’on a vu jusqu’à présent.

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Nous flânons ensuite un peu dans les boutiques de souvenirs et prenons la route en direction d’Oulan Bator vers midi. Nous retrouvons notre petite guesthouse en fin de journée et sortons dîner ensuite en ville. On s’enfile d’énormes pizzas au resto Broadway… on en rêvait depuis quelques jours déjà, c’est l’euphorie, on retrouve enfin excitation des papilles! Martini, bières, garlic bread, tomates mozza… on se fait vraiment plaisir!

Le lendemain on prend notre temps, on prépare notre prochaine aventure: le voyage en transmongolien pour le lac Baïkal. Nous allons passer 10 jours en Russie, la dernière étape de notre Tour du Monde.

En fin de journée on va voir le spectacle de danses et chants folkloriques qu’on n’avait pas réussi à voir au début de notre séjour. Chant Khoomii (ou chant diphonique: technique vocale permettant à une personne de produire plusieurs notes simultanément), orchestre symphonique, danseurs, contorsionniste, joueurs de Morin Khur (viele à tête de cheval)… On ne s’attendait pas à une prestation aussi professionnelle, c’est la bonne surprise. Bon Jul a raison, on a parfois l’impression d’assister au plus grand cabaret du Monde de Patrick Sébastien, mais franchement en live c’est pas mal.

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On se fait ensuite déposer à la gare et on monte à bord de notre train, les bras chargés de victuailles pour les 36h de trajet qui nous attendent. Départ direction Irkutsk à 21h10 pétantes.

Album Photo PAR ICI.

Découverte de la vallée d’Orkhon

Publié le 01 fév 2012 — par Noe
Catégories Carnet de route, Mongolie

Mercredi on prend la route en direction du cœur de la vallée d’Orkhon.

Nous traversons de vastes steppes verdoyantes, ponctuées de roches de basalte et cernées par d’anciens volcans endormis. A nos côté, l’Orkhon suit son cours, sillonnant entre les parterres d’edelweiss.

La rivière, gonflée par les pluies des derniers jours, ne nous permet pas de traverser là où nous devions traverser, nous prenons donc un autre chemin pour atteindre l’ermitage de Tüvkhen.

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Une fois arrivés au plus loin que nous puissions en 4×4, nous entamons la marche qui doit nous conduire au monastère. Seulement on nous apprend au dernier moment qu’il y a en fait 5km de grimpette pour y accéder, et en calculant on se rend compte qu’on aura du coup pas assez de temps pour le reste du programme de la journée. On rebrousse donc chemin. Dommage, mais en même temps le paysage qui nous entoure est magnifique, nous n’avons donc aucun regrets.

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Nous pique-niquons au bord de la rivière où trainent quelques yaks.

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Nous continuons ensuite vers l’ouest en direction du campement de notre dernière famille nomade à une cinquantaine de km au fond de la vallée. Notre progression lente sur la piste abîmée nous laisse tout le loisir d’observer les scènes de la vie nomade. D’un coup la steppe semble se fracturer pour laisser place à une vision vertigineuse: les chutes d’Ulaan Tsutgalan hautes de 16m!

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Nous arrivons enfin au campement où nous devons passer nos 3 dernières nuits. Le site est d’une beauté et d’une harmonie rare, nous sommes juste au bord de la rivière, aux pieds des montagnes, au milieu des yaks et des chèvres, entourés d’étendues d’herbes bien vertes. On se sent tout de suite bien…

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On se prélasse en bouquinant dans l’herbe grasse et on fait la connaissance du petit louveteau adopté par la famille au printemps. Craquant, une jolie p’tite boule de poils… enfin une peluche pas totalement inoffensive dont on se méfie quand même, surtout dès qu’il sort ses crocs. Et puis il est très nerveux (heureusement qu’il est attaché) et il mordille fort. Enfin d’ailleurs il doit faire plus que mordiller parce que son repas c’est visiblement ce crâne de chèvre qui traine à ses côtés. Mmm!

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Je traie les yaks accompagnée de la petite fille de la famille toute choupi avec ses couettes.

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Je trouve ça presque plus facile que les biquettes… hormis les longs poils qui peuvent être gênants si on n’arrive pas à les attacher ;-) Mais c’est aussi que je commence à avoir le coup de main maintenant!

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Et puis on dîne, un bon bouillon de mouton, bouuuh comme c’est pas terrible. On commence un peu à saturer niveau alimentation, c’est que nos intestins sont fatigués et nos papilles ne frétillent plus depuis trop longtemps!

On prépare enfin notre expédition du lendemain. Erwan, Jul et moi partons en trip bivouac à cheval 2 jours dans les montagnes. Au programme: 40km aller-retour, initiation à la pêche et soirée autour du feu de bois… Ouuuuh c’est l’excitation avant l’heure cette aventure!

Album Photo PAR ICI.

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