Archive de février, 2012

Cooking Report – Mongolie

Publié le 07 fév 2012 — par Noe
Catégories Cuisine

Nos rocambolesques découvertes culinaires en Mongolie:

BOISSONS

Le thé au lait salé (suutei tsaï), délicieuse infusion de thé noir de Chine, de lait, de sel et parfois de beurre.

L’incontournable airak, le lait de jument fermenté, dont le taux d’alcool dépasse à peine les 2 ou 3°, mais dont le pétillant enivre et ravigote à la fois. C’est la boisson nationale, disponible et consommée en quantités gigantesques dès le mois de juin et jusqu’à la fin de l’été ou le début de l’automne en fonction des régions.

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La vodka est en train de devenir une spécialité mongole. Importée de Russie ou fabriquée sur place, elle égaye les fêtes, mais fait aussi des ravages parmi la population.

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La bière mongole

PLATS

Pour tout vous dire, c’est en Mongolie que nous avons le plus mal mangé… La cuisine (enfin là on a plutôt envie de parler de tambouille) se compose d’éléments simples et peu variés. La viande (makh), surtout de mouton, accompagne les pâtes ou le riz (façon goulache) et les soupes (chöl). Elle peut aussi fourrer les beignets (khuchuur), et les ravioles (buuz). Les légumes (choux, pommes de terre, carottes), eux, sont plutôt rares…

Voici quelques exemples des plats qu’on nous servait tous les jours…

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… Appétissant non?

Voici les fameux Khuchuurs, les beignets à la viande:

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Et les Buuz, les ravioles à la viande, que l’on a appris à préparer sous la yourte… et qui d’ailleurs représentent le seul plat mongol que l’on ait dégusté avec plaisir :)

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On commence par hacher la viande et les oignons

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Une pointe de sel, et notre farce est prête!

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On attaque ensuite la préparation de la pâte à ravioles, de la farine et de l’eau, easy!

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On travaille la pâte pour lui donner de l’élasticité et on la divise en boudins puis en mini boules

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On écrase chaque petites boules et on les aplatit pour les fourrer et les plier

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Et c’est parti pour l’atelier confection de buuz!

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Au début on observe, ça a l’air facile…

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… enfin pas pour tout le monde ;-)

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On finit par cuire les buuz à la vapeur et on déguste…Mmm un délice, surtout avec ce jus exquis dans lequel les ravioles baignent!

Les Mongols sont de grands amateurs de viande, fraîche ou séchée… mais la façon dont ils la consomment, c’est souvent assez écœurant.

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Un petit dej traditionnel

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La viande sèche souvent sous la yourte, juste au-dessus de ton nez

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Insolite: découpe de la viande séchée, on dirait de la laine de verre!!

Bon et comme tout trempe dans la même marmite, quand on connait les conditions d’hygiène et la provenance des produits, difficile de faire le tri, donc difficile de manger avec appétit :(

LES PRODUITS LAITIERS

Les Mongols consomment énormément de produits laitiers (fromages divers, lait de jument fermenté, crème de lait…) avec des beignets (boortsog). Ces beignets constituent aussi ce qu’on pourrait appeler les desserts, même s’il n’en existe pas vraiment. Les éleveurs finissent donc parfois leur repas en étalant sur des boortsog du beurre ou de la crème de lait (orööm). C’est très nourrissant et il faut posséder un estomac d’éleveur mongol pour parvenir, après plusieurs bols de soupe au gras de mouton, à engouffrer ce supplément de graisse…

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Après la traite, le lait est filtré avant d’être bouilli.

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Une petite louche de yaourt?

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Les fromages sèchent au soleil sur le toit de la yourte

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Orööm, la crème de lait… super riche et compacte, Isigny puissance 10

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La tartine du matin à la crème de lait sucrée, une tasse de lait tiède et quelques Boortsog

LE BBQ MONGOL

On en a déjà parlé… c’est la spécialité que l’on soupçonne d’imposture, d’attrape-touristes. Mais bon c’est plutôt sympa et on y a pas trop mal mangé (évidemment puisqu’on choisit ce qu’on met dans notre assiette!).

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Cuisson à la plancha, chacun son petit « tas »!

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Mon assiette – italian wok pas du tout mongol au final ;-)

L’HOSPITALITÉ MONGOLE

Les Mongols montrent généralement un grand respect aux visiteurs, et accueilleront n’importe qui chez eux. On est souvent reçus comme des rois, avec bien sûr toujours le traditionnel bol d’airak (lait de jument fermenté), mais parfois des montagnes de friandises comme le jour du Nadaam sous la yourte de l’oncle de Munkh.

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Accueil gargantuesque

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Jour de fête

Fin de l’aventure mongole

Publié le 04 fév 2012 — par Noé & Jul
Catégories Carnet de route, Mongolie

Nous partons avec pas mal de retard jeudi matin… Muzika a oublié de nous dire que le départ avait été finalement fixé à 9h et non à 8h, et puis le mongol qui nous accompagne pour cette rando à cheval estime que nos baluchons sont trop lourds et décide donc d’emmener un cheval supplémentaire qui servira de «mule»… nous ne partons donc en fin de compte que vers 11h!! Bon on a juste l’impression d’avoir perdu notre matinée à attendre, c’est légèrement agaçant, mais ça fait partie des aléas et on a l’habitude.

Nous nous mettons en selle et découvrons nos chevaux qui s’avèrent être doux et très dociles, on est à l’aise, parfait. On commence par traverser la grande prairie qui nous sépare de la forêt que nous traversons ensuite pour arriver aux pieds des montagnes. Ça commence à grimper, les paysages sont de plus en plus incroyables, c’est franchement le clou du voyage!

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On atteint le sommet d’où la vue est juste démente. On fait une pause (ça commence à être rude pour les fesses) et on repart. La balade est bien agréable… on trotte sans soucis, c’est le pied!

On s’arrête enfin au bord de la rivière de la vallée voisine après quasiment 4h de trajet. Dur dur on est crevés et on a mal partout, mais on est bien contents d’être là et de pouvoir enfin déjeuner.

On tente de pêcher, mais le mongol qui nous accompagne ne sait pas se servir d’une canne à pêche. Problème, nous non plus. On se retrouve donc dans une situation assez délicate puisqu’on comptait sur lui pour nous apprendre. On tente de se débrouiller, mais rien à faire, on n’arrive à rien.

Vers 16h on lève le camp et on part trouver un coin plus douillet (sans pierres) pour monter les tentes pour la nuit. On dégote un endroit plutôt sympa quoiqu’un peu loin de la rivière, mais au moins il y a de l’herbe et tout ce qu’il faut pour faire un feu de bois. On installe le campement, on allume le feu…

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… et on tente à nouveau une session de pêche… qui s’avère malheureusement encore infructueuse. Pour le dîner on avait imaginé griller le poisson et l’accompagner de riz, mais du coup on se rabat sur les nouilles instantanées. Grosse déception.

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On reste auprès du feu jusqu’à la tombée de la nuit… et on se couche.

Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille… sous la pluie! Aïe ça complique pas mal les choses, mais finalement on s’en sort pas trop mal. On réussit à préparer un café et à faire griller nos tartines auprès du feu (qu’on parvient à rallumer sans problèmes), on replit les tentes en 2mn chrono (tant pis on les range trempées) et nous voilà à nouveau sur nos canassons, back to the yourte!

Un peu moins de 4h de trajet encore aujourd’hui. Nous faisons halte en chemin chez notre accompagnateur qui nous offre le thé et nous fait goûter sa vodka mongole qu’il distille lui-même. Nous arrivons dans notre famille nomade pour l’heure du déjeuner. Des touristes russes ont pêché une flopée de poissons hier et nous en ont laissés. Cool ça rattrape notre échec de la veille (d’ailleurs en passant on apprend qu’il suffisait de soulever une partie du mécanisme de la canne à pêche pour réussir à lancer le fil assez loin, easy… bon la prochaine fois on sera meilleurs!). On les fait griller dans de l’alu sur le feu et on les déguste avec une bonne purée maison, une salade de choux et du riz. Excellent, ça fait du bien!

Aprem repos sous la yourte, thé et beignets pour le goûter, lessive dans la rivière…

Après le dîner un tournoi de volley est organisé, un des groupes hébergés au campement a apporté un filet.

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On termine la journée dans la yourte principale de la famille, on chante des chansons autour du traditionnel airak, de la vodka mongole puis de la vodka russe. Ambiance! On termine dehors en «boite de nuit improvisée», les chauffeurs ont rassemblé les voitures dirigées en un centre qu’ils éclairent avec leurs phares, musique à fond, c’est parti pour le dancefloor des steppes!

Le lendemain matin on se lève tranquillement et on quitte notre yourte en fin de matinée pour le festival du yak qui a lieu non loin de là.

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On arrive un peu trop tôt (comme d’hab, gros problèmes d’organisation avec Muzika), rien n’est encore vraiment installé. On a l’impression d’être à la kermesse du village ou dans un attrape-touristes, mais finalement avec un peu de patience les choses prennent forme et on finit par assister à une course de yaks, un concours de lancer de lasso, et un concours de rodéo.

Pas mal, on a bien fait d’attendre un peu.

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On prend ensuite la route en début d’après-midi.

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On nous avait parlé de 2h de route mais nous mettrons finalement 5h. Décidément les problèmes de communication avec notre guide commencent à nous chauffer les oreilles… On arrive à l’ancienne capitale de la Mongolie sous l’Empire de Genggis Khan: Kharakhorin. Installation au campement touristique Munkh Tenger, le meilleur du séjour, sans contestes.

Le 24 au matin nous visitons le monastère de Erdene Zuu.

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Suite à la période communiste, il ne reste que trois temples dans le vaste enclos, il y en avait entre 60 à 100 à l’origine. On aime, ça change de ce qu’on a vu jusqu’à présent.

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Nous flânons ensuite un peu dans les boutiques de souvenirs et prenons la route en direction d’Oulan Bator vers midi. Nous retrouvons notre petite guesthouse en fin de journée et sortons dîner ensuite en ville. On s’enfile d’énormes pizzas au resto Broadway… on en rêvait depuis quelques jours déjà, c’est l’euphorie, on retrouve enfin excitation des papilles! Martini, bières, garlic bread, tomates mozza… on se fait vraiment plaisir!

Le lendemain on prend notre temps, on prépare notre prochaine aventure: le voyage en transmongolien pour le lac Baïkal. Nous allons passer 10 jours en Russie, la dernière étape de notre Tour du Monde.

En fin de journée on va voir le spectacle de danses et chants folkloriques qu’on n’avait pas réussi à voir au début de notre séjour. Chant Khoomii (ou chant diphonique: technique vocale permettant à une personne de produire plusieurs notes simultanément), orchestre symphonique, danseurs, contorsionniste, joueurs de Morin Khur (viele à tête de cheval)… On ne s’attendait pas à une prestation aussi professionnelle, c’est la bonne surprise. Bon Jul a raison, on a parfois l’impression d’assister au plus grand cabaret du Monde de Patrick Sébastien, mais franchement en live c’est pas mal.

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On se fait ensuite déposer à la gare et on monte à bord de notre train, les bras chargés de victuailles pour les 36h de trajet qui nous attendent. Départ direction Irkutsk à 21h10 pétantes.

Album Photo PAR ICI.

Découverte de la vallée d’Orkhon

Publié le 01 fév 2012 — par Noe
Catégories Carnet de route, Mongolie

Mercredi on prend la route en direction du cœur de la vallée d’Orkhon.

Nous traversons de vastes steppes verdoyantes, ponctuées de roches de basalte et cernées par d’anciens volcans endormis. A nos côté, l’Orkhon suit son cours, sillonnant entre les parterres d’edelweiss.

La rivière, gonflée par les pluies des derniers jours, ne nous permet pas de traverser là où nous devions traverser, nous prenons donc un autre chemin pour atteindre l’ermitage de Tüvkhen.

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Une fois arrivés au plus loin que nous puissions en 4×4, nous entamons la marche qui doit nous conduire au monastère. Seulement on nous apprend au dernier moment qu’il y a en fait 5km de grimpette pour y accéder, et en calculant on se rend compte qu’on aura du coup pas assez de temps pour le reste du programme de la journée. On rebrousse donc chemin. Dommage, mais en même temps le paysage qui nous entoure est magnifique, nous n’avons donc aucun regrets.

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Nous pique-niquons au bord de la rivière où trainent quelques yaks.

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Nous continuons ensuite vers l’ouest en direction du campement de notre dernière famille nomade à une cinquantaine de km au fond de la vallée. Notre progression lente sur la piste abîmée nous laisse tout le loisir d’observer les scènes de la vie nomade. D’un coup la steppe semble se fracturer pour laisser place à une vision vertigineuse: les chutes d’Ulaan Tsutgalan hautes de 16m!

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Nous arrivons enfin au campement où nous devons passer nos 3 dernières nuits. Le site est d’une beauté et d’une harmonie rare, nous sommes juste au bord de la rivière, aux pieds des montagnes, au milieu des yaks et des chèvres, entourés d’étendues d’herbes bien vertes. On se sent tout de suite bien…

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On se prélasse en bouquinant dans l’herbe grasse et on fait la connaissance du petit louveteau adopté par la famille au printemps. Craquant, une jolie p’tite boule de poils… enfin une peluche pas totalement inoffensive dont on se méfie quand même, surtout dès qu’il sort ses crocs. Et puis il est très nerveux (heureusement qu’il est attaché) et il mordille fort. Enfin d’ailleurs il doit faire plus que mordiller parce que son repas c’est visiblement ce crâne de chèvre qui traine à ses côtés. Mmm!

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Je traie les yaks accompagnée de la petite fille de la famille toute choupi avec ses couettes.

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Je trouve ça presque plus facile que les biquettes… hormis les longs poils qui peuvent être gênants si on n’arrive pas à les attacher ;-) Mais c’est aussi que je commence à avoir le coup de main maintenant!

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Et puis on dîne, un bon bouillon de mouton, bouuuh comme c’est pas terrible. On commence un peu à saturer niveau alimentation, c’est que nos intestins sont fatigués et nos papilles ne frétillent plus depuis trop longtemps!

On prépare enfin notre expédition du lendemain. Erwan, Jul et moi partons en trip bivouac à cheval 2 jours dans les montagnes. Au programme: 40km aller-retour, initiation à la pêche et soirée autour du feu de bois… Ouuuuh c’est l’excitation avant l’heure cette aventure!

Album Photo PAR ICI.